Méditation Guidée #1 La souffrance et son origine

Partie 1 :

Rappel de la pratique en présentiel. Récapitulatif de la posture.

Partie 2 :

Pour commencer cette méditation, assurez-vous d’être installé de manière confortable. Prenez le temps de vérifier votre posture. Vous ne devez pas avoir de douleurs ou de tensions. Rappelez-vous l’intention de la pratique. La méditation repose sur l’effort juste. Elle vise à abandonner ce qui est néfaste et à cultiver ce qui est bénéfique. Abandonnez l’avidité. Abandonnez toute malveillance envers les gens qui vous ont causé du tort. Abandonnez l’agitation et toutes vos pensées obsessionnelles récentes. Abandonnez le doute. Il suffit de reconnaitre et d’abandonner les états néfastes. C’est tout. C’est simple. C’est à votre portée. Vous pouvez le faire.

Vous êtes simplement assis. Portez votre attention sur la respiration. À chaque inspiration, laissez le corps s’apaiser. À chaque expiration, relâchez volontairement les tensions.

Gardez un œil sur le contenu de votre esprit. Reconnaissez ce qui est présent sans vous y identifier. Si le désir et l’insatisfaction apparaissent, reconnaissez la pression qu’ils exercent sur vous. Abandonnez-les tout en expirant lentement. Nourrissez la non-avidité en inspirant calmement. Si l’aversion est là, face à ce qui est désagréable, accueillez ces ressentis désagréables. Ce sont juste des ressentis impermanents. Cultivez la bienveillance à leur égard et laissez la résistance se dissiper.

Si l’agitation ou le remords apparaissent, laissez passer ces pensées sans les saisir. Rien n’a besoin d’être résolu maintenant. Si le doute se manifeste à nouveau, rappelez-vous la simplicité de la tâche à accomplir. Reconnaître un obstacle, c’est déjà commencer à l’abandonner.

Inspirez en cultivant la joie et le bien-être, un léger sourire aux lèvres. Observez l’esprit : est-il plus calme, moins agité, satisfait ?

Continuez à cultiver la joie, le bien-être, la non-agitation tout en inspirant et en expirant calmement.

(...)

Marche méditative

Relevez-vous lentement pour la marche méditative.

(…)

Placez le pouce gauche dans le creux de la main gauche, fermez le poing autour. Posez-le contre le plexus solaire. Couvrez-le avec la main droite.  Les avant-bras sont horizontaux, parallèles au sol. Les épaules sont détendues. Le regard est posé à deux mètres devant soi, sans rien fixer. À chaque inspiration, avancez d'un demi-pas seulement.

(…)

Vous pouvez maintenant retourner vous asseoir.

Partie 3 :

L’enseignement de l’origine dépendante est au cœur du bouddhisme. Le Bouddha l’a présenté comme la clé pour ouvrir la porte de la cessation de la souffrance mentale. Tous les bouddhas passés, présents et futurs enseignent cette même loi fondamentale. Voir l’origine dépendante, c’est voir l’enseignement. Et voir l’enseignement, c’est comprendre la voie qui mène à la fin du mal-être.

L’origine dépendante nous montre que la souffrance mentale n’est pas une fatalité. Elle dépend de quelque chose que nous faisons activement, ici et maintenant. Le Bouddha nous enseigne que le mal-être est présent dès que notre esprit est teinté de désir, d’avidité ou d’aversion. Ces poisons colorent notre expérience subjective de mal-être dès que nous les accueillons et que nous les croyons quand ils nous disent que l’on a besoin d’obtenir quelque chose, de rejeter quelque chose ou de devenir autre chose.

Observez directement votre esprit. Lorsqu’il est saisi par le désir ou l’avidité, remarquez la tension qui apparaît. Il y a pression, agitation, manque à combler. De même, lorsque l’aversion est présente, observez la contraction, la dureté, la résistance face à ce qui est vécu, la non-acceptation. Dans les deux cas, le mal-être n’est pas ailleurs : il est là, simultanément, né de cette relation de dépendance.

Mais ce qui dépend de causes peut aussi cesser lorsque ces causes cessent. En voyant clairement le lien entre désir ou aversion et mal-être, une possibilité s’ouvre : celle du lâcher-prise. Lâcher prise ne signifie pas refouler, mais cesser d’alimenter parce qu’on a vu que, en ce moment même, ces poisons sont brûlants et douloureux pour notre esprit. Nous cessons alors de les écouter. Nous ne nous identifions plus à eux. Nous lâchons prise.

Lorsque le désir s’apaise, l’esprit n’est plus en feu. Il se refroidit. Les tensions se relâchent. Le calme s’installe. Ce refroidissement, cette absence d’avidité et d’aversion, les textes l’appellent le nirvana. Il n’est pas ailleurs, il est présent chaque fois que l’origine du mal-être est abandonnée. Comprendre l’origine dépendante, c’est voir que la libération est possible, ici et maintenant.

Dukkha-Nirodha :

méditations bouddhistes à Ciney

Localisation

N°1 Route d’Auwez 5590 Ciney